Laboratoire de recherche et groupe de performance 

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Ci-dessous vous pouvez télécharger notre dossier artistique, agrémenté des fiches techniques pour chaque pièce.

 

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Le Crépuscule des babydolls, Le Point Ephémère, Paris, 2017 © Gilles Ramant
Le Crépuscule des babydolls, Le Point Ephémère, Paris, 2017 © Gilles Ramant

Le Corps collectif : Jeanne Alechinsky, Margaux Amoros, Isabelle Chemin, Stéphanie Dufour, Véronique Dréau, Christophe Gaussent, Gael Giraud, Lucas Hérault, Arthur Navellou, David di Paolo, Damien dos Santos, David Sire, Nadia Vadori-Gauthier. 

Chorégraphe : Nadia Vadori-Gauthier.

 

Membres fondateurs : Margaux Amoros, Solofoery Andriamasy, Cécile Brousse, Stéphanie Dufour, Véronique Dréau, Christophe Gaussent, Gael Giraud, Lucas Hérault, David di Paolo, David Sire, Nadia Vadori-Gauthier. 

 

Le Corps collectif est un laboratoire de recherche et un groupe de performance composé de 13 performeurs-chercheurs réunis depuis 2009 à l’initiative de Nadia Vadori-Gauthier, artiste, docteure en esthétique de l’université Paris 8 et praticienne somatique. Depuis juillet 2010 le Corps collectif s’est associé directement aux recherches doctorales de Nadia Vadori-Gauthier. Cet  «agencement collectif d’énonciation», pour reprendre une expression de Guattari, est devenu un creuset d’investigations à la fois théoriques et pratiques. Le Corps collectif est un foyer à partir duquel s’élabore la pensée. Ce n’est pas un groupe au sens clos, mais un rhizome dont chacun des éléments investit ses propres territoires, tout en maintenant avec les autres une connexion intensive. 

 

Un laboratoire tourné vers la recherche

Nous nous définissons avant tout comme un laboratoire de recherche. Ce qui fonde notre fonctionnement, n’est pas principalement le projet de production d’un objet artistique, comme c’est le cas pour de nombreuses compagnies de spectacle vivant, mais le goût de la recherche et de l’expérimentation collectives. Nous testons les effets que certains concepts produisent sur la pratique, et nous envisageons la pratique comme une force de transformation des concepts. 

Les résultats obtenus (nouvelles orientations du travail, performances publiques et films), sont le fruit des investigations menées en temps réel. Ils obéissent à des nécessités intérieures et non à un calendrier extérieur de production. Cette donnée est fondamentale, car elle permet au travail de création d’être toujours dans son mouvement intrinsèque, sans avoir à anticiper sur l’avenir, ou à reproduire le passé. Plutôt que de produire des formes, nous produisons et alimentons un processus de recherche. 

 

Des productions artistiques ouvertes

Le Corps collectif a mis au point deux types de performances : La Meute et les Partitions ouvertes, et une pièce Réel Machine. Ces événements peuvent se déployer dans n’importe quel lieu. Ils oscillent entre spectacle et rituel. Sur cette frange, ils créent un milieu vibratoire, mobile, immanent, au sein duquel le spectateur est accueilli comme témoin et partenaire. 

 

Horizon éthique, social et politique

Le Corps collectif œuvre comme un processus d’individuation collective. L’horizon éthique de ses recherches est  de produire un art qui puisse offrir à l’expérience collective les fruits de ses investigations sensibles : habiter le monde, au travers de l’expérience de l’art. En activant de nouveaux modes d’expression et de relation,  nous nous attachons à produire un art qui soit connecté à la vie et qui permette de tisser de nouveaux agencements collectifs entre les artistes, les spectateurs et les lieux. La question de la représentation, parce qu’elle est un des fondements de nos sociétés, est évidemment  au cœur de nos recherches.  Nous cherchons un déplacement des pratiques sociales et politiques dominantes vers une façon différente d’envisager le rapport aux autres, ce qui fait de notre recherche une action d’ordre micro-politique afin que coule une nouvelle douceur entre les corps et les catégories. 

 

Ressources somatiques 

La recherche se nourrit de pratiques corporelles, méditatives et somatiques (danse, yoga, Body-Mind Centering®, Mouvement authentique) qui nous permettent de développer une fluidité des corps et une dimension de résonance vibratoire avec l’environnement. Le corps n’est pas vécu comme une forme (organisme) mais comme un processus, un flux (soma). C’est un corps poétique ouvert, poreux, toujours en devenir, qui accueille les différences et n’unifie rien. Le Corps collectif investit un champ en dessous du langage, un champ perceptif, intuitif, vibratoire et conscient qui précède la détermination de formes.

 

Ressources théoriques

À nos pratiques, nous couplons celle d'une philosophie vécue en acte, engageant des concepts dans le processus créatif, le mouvement et la danse. Nous nous expérimentons en relation à certains aspects de la pensée de Bergson, Deleuze, Spinoza, Nietzsche et Simondon. En relation à la pensée d'Artaud, nous nous engageons dans la tentative de nous «faire un corps» sans organes et de «créer la réalité» en l'additionnant d'une part indéfinie de réel vibratoire.  Nous élaborons des modalités de regard qui tentent d'ouvrir les corps et les espaces les libérant d'images fixes ou d'identités trop définies. Il s'agit non seulement de voir avec la peau, les liquides, les os, mais d'épouser le vide au cœur des choses et de tenter de voir avec « les yeux du vide » afin que les images se transmutent continuellement en leur anagramme : magies.

Bibliographie thématique de recherche.

 

Un collectif paritaire et autogéré

Il y a sept hommes et six femmes et nous sommes particulièrement attachés à cet aspect paritaire :  la qualité novatrice de nos recherches et de nos actions nous semble devoir être conjointement porté par des hommes et femmes, sans pour autant nous attacher aux déterminations du genre. En juin 2010, après cinq années d’existence sous forme d’atelier, le collectif s’est constitué en association. L’association a obtenu la licence d’entrepreneur de spectacles en 2014. 

 

Organisation et planning de la recherche

Nous travaillons en studio de danse, toutes les semaines au Point Éphémère. À ces temps de pratique et de recherche hebdomadaires, s’ajoutent des Laboratoires ouverts au public ainsi que des temps annuels de résidence de création. 

Les résidences de création sont des périodes au cours desquelles nous nous immergeons de façon intensive dans nos processus poïétiques, ceci afin de développer nos axes et matériaux de recherche. Ces rendez-vous sont primordiaux pour nos recherches et fondent le matériau artistique qui sera développé dans l’année. Nous avons ainsi été accueillis et soutenus par La Ménagerie de Verre, Micadanses, La Générale et Le Point Éphémère.

 

 

Réel Machine, Espace Deschamps-Makeïeff, Paris, 2015 © Dominique Sécher
Réel Machine, Espace Deschamps-Makeïeff, Paris, 2015 © Dominique Sécher