Le Corps collectif : laboratoire de recherche, groupe de performance

Nous nous tenons poreux, incertains, joyeux, sur le seuil des transductions, 

oscillant entre le mouvement et l’image, entre un corps et un autre, entre visible et invisible.

Nous habitons l’interface mouvante entre humain et animal,

culture et nature, lointain et proche... 

Nous sommes traversés et nous traversons. 

Et nos corps sont réels.

Dans un monde fondé sur une certaine représentation du corps et de la pensée où l’on court le risque de se couper de la vie sensible et du réel, le Corps collectif entre en résonance avec les corps, les lieux et les choses. Il investit un champ en dessous du langage, un champ perceptif, intuitif, vibratoire et conscient qui précède la détermination d’une forme. Il se tient au seuil du visible, épouse le silence, l’épaisseur fluide du réel et des sensations, pour composer avec l’incertain, l’inachevé, le transitoire.

 

 

En s’attachant à produire un processus poétique ouvert plutôt qu’un objet, le Corps collectif crée des agencements qui permettent aux spectateurs comme aux artistes de vivre leur place poétique dans le monde. Les habitudes de représentation, notamment liées à l’espace de la relation artiste-public, ainsi qu’à la perception des corps et du spectacle, sont remises en question. Comment transformer le regard objectivant dominant en un regard tactile qui englobe toute l’épaisseur du monde ?

La Meute, Point Éphémère, juin 2013. Crédit photo : François-Régis Durand
La Meute, Point Éphémère, juin 2013. Crédit photo : François-Régis Durand



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Livre : La Meute, un devenir du Corps collectif

 

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