Le Corps collectif : laboratoire de recherche, groupe de performance

Partition, 2012. Photo Mathieu Soleil
Partition, 2012. Photo Mathieu Soleil

Où se situe l'intervalle de translation entre le senti et le visible? D'où viennent les images que nous produisons ? Où est le hors-champs de nos représentations ? Comment représenter ce qui n'a pas de figure ni de mots ? Nos corps sont-ils des images entre les images ? Quelles images de nos corps vivons nous ?

 

Comment habitons-nous le tout de nos relations ? Avons-nous une existence hors de la relation ? Une identité hors de la relation ? Y a-t-il un « je » en dehors du « nous »? Je est-il un nous ?

 

De quoi est fait cet interstice où une forme devient une autre où un mode se transcode en un autre, tantôt onde tantôt particule ?

 

Nous nous tenons poreux, incertains, joyeux, sur le seuil des transductions, oscillant entre le mouvement et l’image, entre un corps et un autre, entre visible et invisible.

 

Nous habitons l’interface mouvante entre humain et animal, culture et nature, vêtement et nudité, verticale et horizontale, visuel et tactile, lointain et proche... Nous conjuguons nos vibrations et nos rythmes. Nous convoquons des forces comme des enfants. Nous sommes traversés et nous traversons. Et nos corps sont réels. 

 

Livre : La Meute, un devenir du Corps collectif

 

animal/humain

nature/culture

nu/vêtu

lent/rapide

collectif/individuel

proche/lointain

haptique/optique

organique/numérique

sensation/représentation

onde/particule

flux/forme

invisible/visible

mouvement/image

temps/espace

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